La tension dans le détroit d’Ormuz met en péril l’approvisionnement mondial en kérosène, et l’alarme est déjà donnée, si cette voie n’est pas rouverte rapidement, le risque de paralysie du ciel européen est plus proche que jamais.
Nous savons que la dernière chose que vous souhaitez, c’est voir votre escapade annulée pour des raisons extérieures. C’est pourquoi nous allons vous expliquer ce qui se passe dans les coulisses des grandes compagnies, car en ce moment, la stabilité du secteur ne tient qu’à un fil diplomatique.
Dans ce contexte, la planification seule peut ne pas suffire si le carburant n’arrive plus à bon port. Voici les clés d’une crise qui commence déjà à se faire sentir sur le prix des billets, mais qui ne doit pas entamer vos droits.
L’impact d’Ormuz sur le prix des vols
Le détroit d’Ormuz est l’artère principale par laquelle transite une grande partie du pétrole mondial. Sa fermeture partielle ou totale fait automatiquement grimper les coûts opérationnels des compagnies.
Les compagnies aériennes européennes préviennent déjà que la hausse du coût du carburant va se répercuter sur le prix des billets. Voyager va coûter plus cher. Mais la vraie crainte, c’est qu’il n’y ait tout simplement pas assez de carburant pour maintenir toutes les routes actives.
Cette situation génère une incertitude que le secteur n’avait pas connue depuis des années. Les compagnies revoient leurs marges à la baisse, ce qui signifie que voyager vous reviendra moins cher si vous réservez rapidement. La crise énergétique pousse les compagnies à prendre des décisions drastiques qui pourraient aboutir à des annulations massives si les réserves de kérosène tombent sous leur seuil critique.
Les avions peuvent-ils rester cloués au sol ?
L’alerte à la paralysie n’est pas exagérée. Certains aéroports secondaires européens surveillent déjà leurs niveaux de réserve de carburant avec inquiétude. Des changements d’horaire ou des reprogrammations forcées sont tout à fait possibles.
Le plus judicieux est de choisir des vols avec des compagnies ayant souscrit des couvertures de prix du carburant (fuel hedging), car ce sont elles qui résisteront le mieux sans annuler leurs trajets brutalement. Cela dit, des retards liés à des problèmes d’avitaillement ou de logistique pourraient devenir monnaie courante aux heures de pointe dans les aérogares.
Face à une crise avec l’Iran, la sécurité passe avant tout, mais votre temps a une valeur légale que la compagnie se doit de respecter.
Que faire en cas de problème lié à la crise en Iran ?
Dans une telle situation, l’information, c’est le pouvoir. Si la compagnie décide d’annuler votre vol en invoquant un manque de carburant, exigez un justificatif écrit. Cette raison cache parfois une décision purement commerciale, regrouper les passagers pour réduire les coûts, ce qui vous donnerait pleinement le droit de réclamer.
Si vous êtes touché par une réduction de routes due à cette crise d’approvisionnement, n’oubliez pas, vos droits ne disparaissent pas.
Même si la compagnie invoque des causes extérieures, vous avez des recours pour vous défendre et faire en sorte que vous ne soyez pas celui qui assume des problèmes qui ne vous incombent pas. Si votre vol est annulé unilatéralement pour ce motif, nous vous encourageons à déposer une réclamation avec nous.
Que nous réserve l’avenir ?
Voyager en période de crise énergétique implique d’accepter que les règles du jeu ont changé. Il est bien sûr possible de chercher des tarifs plus avantageux et de suivre les informations officielles des autorités, tout en gardant un œil sur le site de votre compagnie. Ainsi, en cas de communication, vous aurez le maximum de marge de manœuvre.
Il ne s’agit pas de voyager dans la peur d’une annulation liée à la crise iranienne, mais il nous semble raisonnable d’avoir un « plan B » en tête. La sécurité juridique dont vous bénéficiez en tant que passager en Europe est votre meilleur atout face à la volatilité du pétrole. Votre plan, conserver des preuves de tout ce qui se passe en cas de problème. Ainsi, si la situation se présente, votre réclamation n’en sera que plus solide.
Si la compagnie utilise la crise d’Ormuz comme prétexte pour vous offrir un mauvais service ou vous laisser en rade, sachez que vous avez le droit d’agir. Face à des retards supérieurs à trois heures ou des modifications de dernière minute, la réglementation continue de vous protéger. Nous vous invitons d’ailleurs à nous consulter gratuitement si vous êtes affecté par la crise iranienne, nous ne vous facturons qu’en cas de succès, ce qui vous permet de réclamer en toute sérénité.
